Ghana

Réputé jadis pour le commerce de l’or, le Ghana a été plus récemment le premier exportateur mondial de cacao, avant d’être détrôné par son voisin ivoirien.

Par rapport à d’autres pays d’Afrique de l’Ouest, ce pays assez peu étendu bénéficie d’un secteur industriel particulièrement développé. Pourtant, le recul de son PIB – de 13 % en 2011 à moins de 5 % en 2013 – met en exergue le défi que le pays doit affronter actuellement : crise énergétique, dévalorisation de la monnaie, inflation, etc.

Pour retrouver la voie du redressement économique, le Ghana oriente ses efforts vers le développement des exportations et la réduction des importations. Par ailleurs, après la découverte d’importantes ressources pétrolières offshore en 2007, le pays devrait prochainement faire son entrée sur le marché de l’or… noir.

  • Huile de palme

Le Ghana est le premier pays, suivi par la Malaisie, où les Britanniques ont établi des plantations de palmiers à huile au XIXe siècle. Bien que techniquement semblables, les palmeraies africaines et asiatiques ont connu par la suite des évolutions différentes. Aujourd’hui, l’huile de palme fait sans conteste l’unanimité au Ghana. Elle est consommée plutôt raffinée en ville et brute en zone rurale.

L’intervention du Gouvernement dans cette filière au cours de la dernière décennie, avec le soutien de la Banque Mondiale et de l’Agence Française de Développement (AFD), vise à augmenter la production du pays pour lui permettre de subvenir à ses besoins. À présent, le Ghana n’est que le 15ème producteur mondial et le 5ème producteur africain derrière le Nigeria, la Côte d’Ivoire, le Cameroun et la République Démocratique du Congo.

Depuis 2009, les acteurs ghanéens de la « filière palmier à huile » travaillent ensemble à l’adaptation des 8 principes et 39 critères de la RSPO (Roundtable on Sustainable Palm Oil – Table ronde sur l'huile de palme durable).

  • Caoutchouc (hévéaculture)

Au Ghana, l’hévéaculture voit le jour à la fin des années 1950 avec la plantation créée par GREL. Cette société est nationalisée en 1960, avant de repasser dans le secteur privé en 1996.
À l’Est, une petite plantation d’hévéas établie en 1971, est toujours en développement.
Grâce au soutien financier du gouvernement ghanéen et de l’AFD, les plantations villageoises enregistrent actuellement un développement remarquable.

Réel moteur de développement des zones reculées, l’hévéaculture représente aussi une production d’énergie verte pure : le caoutchouc naturel se substitue au caoutchouc synthétique (issu de la distillation du pétrole) et constitue un puits de carbone considérable.


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