Nigéria

Au moment de son accession à l’indépendance en 1960, le Nigéria possède une économie agraire. Ensuite, la découverte et l’exploitation du pétrole brut oriente l'économie vers le secteur industriel et génère des bénéfices importants. Malheureusement, cet apport de devises détourne l’attention du gouvernement nigérian des politiques de soutien au développement nécessaires à son secteur agricole.

Au milieu des années 1970, le gouvernement nigérian ne peut plus ignorer les déficits récurrents d’huile végétale et opte alors pour l’établissement de plantations à grande échelle. Ce programme est lancé grâce au financement de la Banque mondiale et vise à favoriser un développement durable du pays. La plupart des plantations industrielles créées ont ensuite été cédées et privatisées par le gouvernement dans les années 1990.

  • Huile de palme

L’huile de palme est très appréciée des Nigérians. Le palmier à huile est d’ailleurs la plante oléagineuse la plus couramment utilisée dans la cuisine nigériane.

Même si 90 % de l’huile de palme disponible sur le territoire national proviennent de plantations villageoises, le Nigéria est le premier producteur d’huile de palme d’Afrique, devant la Côte d’Ivoire. C’est également le 4ème producteur à l’échelle mondiale avec 1 million de tonnes par an, alors que le pays offre un potentiel de production annuelle de 2 millions de tonnes.

Malgré l’importance de sa production, le Nigéria accuse un déficit d’huile de palme par rapport à ses besoins intérieurs. En effet, ceux-ci s’élèvent à quelque 1,8 million de tonnes d’huile végétale par an. Aujourd’hui, le pays est toujours fortement dépendant de ses importations et des revenus du pétrole brut, bien que son marché local soit très étendu et en croissance permanente.

Depuis 2012, les agro-industries du pays, soutenues par l’administration nigériane, collaborent à la mise en œuvre des 8 principes et 39 critères de la RSPO (Roundtable on Sustainable Palm Oil – Table ronde sur l'huile de palme durable).

  • Caoutchouc (hévéaculture)

Au Nigéria, la majeure partie du caoutchouc produit est issue des agro-industries. L’ensemble de la production est ensuite exporté.

Réel moteur de développement des zones reculées, l’hévéaculture permet aussi la production d’une énergie verte pure : le caoutchouc naturel peut substituer le caoutchouc synthétique (issu de la distillation du pétrole) et constitue un puits de carbone considérable.


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