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Unité industrielle
7 197 ha
Superficie plantée
16 000 T
Production de caoutchouc (prev.)
642
Emplois directs et indirects

Socfin KCD et Coviphama

Actif en Asie du Sud-Est au commencement du siècle passé, le Groupe Socfin relance ses activités au début des années 2000 au Cambodge, un pays où l’hévéaculture jouit aujourd’hui encore d’une tradition incontestable.

La création de la plantation de Chup, qui deviendra dans les années 60 une des plus grandes du monde, remonte à 1922. À la fin des années 1970, l’ensemble des plantations cambodgiennes ont été nationalisées sous le règne des Khmers rouges. Ultérieurement, l'implication du Cambodge dans la guerre du Vietnam a eu un effet dévastateur pour les plantations et l’agriculture cambodgiennes en général. Les grandes entreprises actives dans le secteur agricole – comme « Terres Rouges » et le « Groupe Socfin » – ont alors perdu toutes leurs concessions en Indochine.

Au début des années 2000, le Groupe Socfin, désireux d’amorcer une diversification géographique en Asie, relance ses activités au Cambodge. Sa stratégie ? Mettre en œuvre un projet en partenariat avec des petits planteurs.

Commence alors une période d’intense prospection qui aboutit, en 2007, à la création de « Socfin KCD » et à l’obtention de la première concession dans la région de Mondolkiri et d’une deuxième en 2010. Ensuite, le Groupe acquiert une nouvelle concession (« Coviphama ») en 2013. Aujourd’hui, les plantations sont en plein développement et une usine moderne de caoutchouc a été mise en service en 2018.

Les infrastructures sociales nécessaires ont été construites au sein des plantations : nouveaux logements, forages, centres de santé, etc.

La santé, un facteur majeur de développement des populations enclavées, n’a pas été négligée. Deux centres médicaux ont été mis sur pied sous la responsabilité d’une équipe de soignants formés et l’établissement publique de la commune voisine reçoit un soutien régulier.

Et, convaincues que l’épanouissement des communautés locales passe par l’éducation des jeunes, en plus des écoles installées au sein même des plantations pour accueillir les enfants des employés, les plantations ont rénové des écoles voisines et garantissent un accès à l’eau potable et à l’électricité aux établissements le nécessitant. Elles apportent aussi un soutien financier et distribuent du matériel scolaire, des équipements, etc.

En parallèle, le projet de partenariats avec les planteurs villageois a vu le jour et a été baptisé « Plantations d’Hévéas Familiales » (PHF). Conçu pour assurer un revenu constant et à long terme aux populations locales (en particulier les Phnongs), ce sont aujourd’hui une cinquantaine de familles qui ont reçu une parcelle d’hévéas déjà plantée et qui bénéficient actuellement d’un accompagnement au développement de leur plantation : soutien financier et formation aux nouvelles techniques agricoles, etc. Le Groupe Socfin allie ainsi deux de ses principales ambitions.

Et enfin, attachant une attention particulière à la vie des communautés locales : les populations indigènes Phnongs ; et dans le souci de protéger la culture et les coutumes locales, Socfin Cambodia préserve, au sein même de la plantation, des zones communautaires pour les cimetières, les forêts sacrées, etc.

Gestion responsable

Conscientes de leur responsabilité vis-à-vis de l’environnement, Socfin KCD et Coviphama ont placé la protection du milieu de vie au premier rang de leurs priorités. Ainsi, elles ont notamment défini des couloirs naturels aux alentours des principales rivières qui traversent la plantation afin d’y préserver la connectivité des poches de biodiversité. En outre, une politique de gestion des déchets a été mise en œuvre et l’application de pratiques agricoles modernes a réduit au minimum l’empreinte environnementale de la plantation.