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Unités industrielles
24 000 ha
Superficie plantée
33 200 T
Production d’huile de palme
58 400 T
Production de caoutchouc
8 551
Emplois directs et indirects

SOGB

Créée en 1969 dans le but de désenclaver la région du sud-ouest, la Société de Caoutchouc de Grand Béréby (SOGB) est devenue, au fil des décennies, un acteur de développement incontestable de la région. Aujourd’hui, la SOGB est le deuxième producteur ivoirien de caoutchouc et le troisième producteur d’huile de palme du pays.

En 1990, l’État décide de désengager les secteurs productifs de l’économie nationale. Il procède alors à la privatisation des filières « hévéa » et « palmier à huile » en 1995 et 1996.

Quel est l’objectif de l’État ? Confier aux repreneurs la poursuite de sa mission de développement du secteur villageois et industriel à travers :

  • les replantations ;

  • les extensions et les créations de nouvelles plantations ;

  • la réhabilitation et l’augmentation des capacités des unités industrielles existantes ;

  • l’implantation de nouvelles unités.

C’est dans ce contexte qu’en 1994 le Groupe Socfin, associé à un investisseur national, acquiert une participation majoritaire dans le capital de la SOGB.

Depuis la privatisation, l’entreprise vise à assurer sa pérennisation et, partant, l’emploi de milliers d’ouvriers. Pour ce faire, elle met en œuvre une politique d’investissement centrée sur l’outil de production : plantations, usines, matériel roulant, etc.

Au-delà de ses performances économiques, technologiques et agronomiques, la SOGB a résolument opté pour une démarche de développement durable.

Elle a ainsi mis en œuvre une approche de gestion de l’environnement basée sur la norme ISO 14001, qui intègre la gestion durable de ses aires protégées. Cela lui a permis notamment de mener à bien des actions dans les domaines suivants : formation, audits environnementaux, prévention, protection, utilisation raisonnée des produits, tri sélectif, aménagement de 1 600 ha d’aires protégées, etc.

La SOGB accorde également une importance primordiale aux aspects sociétaux. Par exemple, elle crée des écoles primaires, des infrastructures qu’elle met à la disposition des employés, mais aussi des populations riveraines de la plantation. Les 11 écoles qu’elle a construites sur la plantation contribuent à la forte scolarisation des enfants des employés et des riverains de la région. Aussi, un hôpital, doté d’équipements modernes, est ouvert aux populations riveraines et coordonne les activités de prévention de la plantation.

La SOGB participe largement à la lutte contre le chômage dans cette région du pays. Elle emploie plus de 8 000 personnes et permet à quelque 40 000 personnes de vivre des activités de cette agro-industrie.

En 2009, la SOGB a signé un protocole d’accord avec les populations de ses 13 villages riverains. Ce protocole permet le financement de projets communautaires destinés aux populations riveraines : centres de santé, écoles, logements, forages, etc. Aujourd’hui, ce partenariat unique continue de porter ses fruits.

Véritable cheville ouvrière du développement économique de la région du sud-ouest, la SOGB est cotée à la bourse d’Abidjan : la BRVM (Bourse Régionale des Valeurs Mobilières).

Gestion responsable

La Côte d’Ivoire est caractérisée par ses milliers de petits planteurs. Le dernier recensement a dénombré près de 160 000 planteurs d’hévéas sur l’ensemble du territoire, dont 20 000 dans la région du sud-ouest. Coïncidence ? Probablement pas, car ces planteurs bénéficient du soutien à la création de plantations villageoises et de l’assistance technique de la SOGB.

Le succès de ces projets a suscité un tel engouement que les populations locales ont emblavé quelque 65 000 hectares de plantations indépendantes d’hévéas autour de la plantation. La SOGB achète la production annuelle de ces plantations et contribue ainsi à relever considérablement le niveau de vie des habitants de la région : logements modernes, moyens de transport, scolarisation du primaire à l’université, installation d’une banque, d’une pharmacie, etc.