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Unité industrielle
12 349 ha
Superficie plantée
10 000 T
Production d’huile de palme
3 583
Emplois directs et indirects

SAC

En 2009, le Ministère de l’Agriculture de la Sierra Leone, après avoir visité la plantation de LAC (Socfin) au Libéria, décide de faire appel au Groupe Socfin pour développer un projet sur les terres sierra-léonaises.

La culture sur brûlis est ancestrale en Sierra Leone. Mais cette pratique nécessite une rotation adaptée des terres pour éviter un appauvrissement des sols. Malheureusement, les besoins de la population sans cesse croissante ne permettent plus une rotation adéquate des cultures. Résultat : la Sierra Leone subit une dégradation progressive de ses sols. Cette perte de productivité des sols rend la Sierra Leone de plus en plus dépendante des importations de produits de première nécessité.

Lorsqu’il sollicite le Groupe Socfin voici quelques années, le Ministère de l’Agriculture a pour objectif de diminuer cette dépendance et de moderniser les techniques agricoles de son pays.

Les partenaires déterminent d’un commun accord le site adéquat et un processus de concertation ascendante est arrêté avec les parties prenantes : cultivateurs, propriétaires, chefs traditionnels, chefs communautaires, etc. Après avoir reçu l’accord formel de la majorité de la population, une zone de 18 000 hectares est définie pour le projet, dont seulement 12 500 ha seront plantés.

Dès le début, une convention est passée : la préservation de certaines parcelles autour des villages et habitations existantes pour permettre aux propriétaires qui ne désirent pas s’associer au projet de conserver leurs terres.

Le projet sur pied, les travaux agricoles débutent dès 2011 : création des pépinières et replantation graduelle de 12 500 hectares de palmeraies et, en 2015, l’huilerie est installée. À terme, la plantation sera le premier fournisseur d’huile de palme sur le marché sierra-léonais et comptera parmi les premiers employeurs du pays.

La coopération mise en place entre le Gouvernement et le Groupe Socfin offre la possibilité d’introduire de nouvelles techniques agricoles sur le sol sierra-léonais et, par conséquent, facilite la mise en œuvre d’un programme de refertilisation de ses sols. Celui-ci englobe, entre autres, la création d’une couverture végétale sur les sols appauvris et le renforcement des capacités des agriculteurs.

SAC n’a développé que 60% des surfaces de sa concession pour préserver les zones de marais – où l’on peut s’attendre à une flore plus importante – et créer ainsi des poches de conservation de la biodiversité.

Autrement dit, son développement a un impact positif sur la région où se développe aussi un tissus économique local. Les services collectifs comme l’adduction d’eau et les infrastructures médicales, scolaires et routières sont également aujourd’hui disponibles et améliorées, grâce notamment au soutien de SAC.

Gestion Responsable

Récemment, SAC s’est fortement investi dans des campagnes de prévention et de sensibilisation sanitaire en faveur des populations de la région frappée par le fléau « Ebola ». Cela a permis d’endiguer la propagation de l’infection dans la zone du projet. Son district, Pujehun, fut la première région du pays à être déclarée « Ebola Free ».